Home > Authors > Yolande Cohen > Migrations maghrébines comparées
Migrations maghrébines comparées
"Considérer les mots "migration", "exil", "exode", dans un sens qui n'est pas négatif, c'est prendre le mouvement nomade, et avec lui l'inscription du partage et de la séparation, "comme une manière authentique de résider" procurant la faculté d'"un rapport nouveau avec le 'vrai'". Voilà ce qu'avance Maurice Blanchot qui formule par l'affirmative la non-possession : "le nomadisme répond à un rapport que la possession ne contente pas". Le mouvement migratoire s'examine dès lors comme potentiel de déconstruction, voire de sape des rapports de domination, de colonisation, d'aliénation qui régissent le monde occidental. Le mouvement migratoire en tant que processus-même de la condition d'exister. L'ouverture à une idée de migration qui soit constitutive de la recherche d'un rapport juste s'est dessinée peu à peu grâce à l'expérience dépassionnée des mouvements Maghreb-Québec non entachés...